Rendre fier ses parents : quand la fierté devient pression chez les jeunes sportifs

franchise préparation mental

Par Nasradine BOURIMECH

Je suis Nasradine Bourimech (Nasser), Coach Professionnel et Préparateur Mental (franchisé SFPM à Strasbourg) passionné par le développement personnel, bien-être physique et mental. « Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin ». La cause qui me tient à cœur ♥️ : L’égalité des chances pour tous.

Partager l'article sur les réseaux sociaux :

Facebook
Twitter
LinkedIn

Dans le monde du sport, il n’est pas rare d’entendre un athlète dire : « je veux rendre fier mes parents. » derrière cette phrase, souvent prononcée avec sincérité, se cache une réalité plus complexe. Pour beaucoup de jeunes sportifs, la quête de reconnaissance familiale peut être une motivation… mais aussi un poids difficile à porter.

Une fierté naturelle et universelle

Voir son enfant briller dans une discipline est une source de bonheur immense pour n’importe quel parent. Cette fierté, inscrite dans l’adn familial, transcende les générations et les cultures. Elle est le reflet de l’amour, du soutien et des sacrifices consentis pour aider un enfant à poursuivre ses rêves.

Un extrait de vie : la fierté au-delà du résultat

Récemment, mon fils a vécu un moment fort de sa jeune carrière : il s’est qualifié pour les quarts de finale de la coupe gambardella, après une victoire marquante contre l’olympique lyonnais.

Un exploit, sans aucun doute. Mais ce qui m’a le plus ému, ce n’est pas le score ni la qualification.

C’est l’évolution, le travail acharné, la persévérance qu’il a déployée pour en arriver là.

Parce qu’au fond, ce qui compte vraiment, c’est la personne qu’il devient à travers cette passion.

Nasradine Bourimech

Quand la volonté de rendre fier devient un fardeau

Si vouloir rendre fier ses parents est un moteur puissant, cette envie peut parfois se transformer en une pression envahissante. En tant que préparateur mental, je rencontre souvent de jeunes athlètes tiraillés entre leur amour du sport et la peur de décevoir.

Les risques d’une pression trop forte

Quand le sport devient un devoir plus qu’un plaisir, les conséquences peuvent être lourdes :

  • Stress et anxiété : la peur de l’échec paralyse, générant un stress constant.
  • Perte de plaisir : ce qui devait être une passion devient une corvée.
  • Baisse de performance : l’excès de pression peut perturber la concentration et empêcher l’athlète d’exploiter pleinement son potentiel.
  • Fragilité mentale : à long terme, cette pression peut engendrer de l’anxiété chronique, voire de la dépression.

Transformer la pression en force positive

Alors, comment aider ces jeunes à ne pas se laisser submerger ? Le rôle des parents est clé.

  • Valoriser l’effort avant le résultat : encourager le progrès et non uniquement la victoire.
  • Encourager l’autonomie : laisser l’enfant faire ses choix, qu’il soit acteur de son propre parcours.
  • Créer un climat de dialogue : échanger, écouter sans juger ni mettre de pression inutile.
  • Rappeler que le sport est avant tout un épanouissement personnel : le plaisir et la passion doivent rester au cœur de la pratique.

L’accompagnement mental : un atout pour les jeunes sportifs

Au-delà du rôle des parents, la préparation mentale peut aider à gérer cette pression et à en faire un levier de progression. Parmi les techniques utilisées :

  • Visualisation : imaginer des scénarios positifs pour renforcer la confiance.
  • Gestion du stress : apprendre à canaliser son énergie grâce à la respiration et la relaxation.
  • Fixation d’objectifs : se donner des étapes atteignables pour avancer sereinement.
  • Dialogue intérieur positif : remplacer les doutes par des pensées encourageantes.

Conclusion

Rendre fier ses parents est une belle motivation, mais la plus grande victoire reste de se rendre fier soi-même. Car au bout du chemin, c’est la passion, le plaisir et l’accomplissement personnel qui doivent primer.

Si vous êtes parent d’un jeune sportif ou que vous cherchez un accompagnement mental pour gérer cette pression, n’hésitez pas à me contacter. Ensemble, faisons de cette ambition une force et non une contrainte.

Vous avez des questions sur la santé mentale ou l’accompagnement mental ?

La Société Française de Préparation Mentale dispose de nombreux outils pour répondre à vos besoins, n’hésitez pas à nous contacter.